Revue de presse

Articles parus dans la presse

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Printemps de la Sculpture – Saint Ambroix 2011
Midi-Libre Avril 2011
Poème Hélène Vignal Aout 2010

Y’a comme un souvenir
De la chair et du muscle
Resterait le tendon
L’os et la main tendue
Resterait la silhouette
Figée dans la tempête
La tempête

Y’a comme un trébuchement
Une peau en lambeaux
Une chute imminente
Un envol
Ou les deux
Qui allonge le corps
Presque debout
Presque

Y’a comme un grand vent
qui traverse
S’enroule et te disperse 
Déchire tes vêtements
Tête emportée au loin
comme ce ballon perdu
Qui ne tint qu’à un fil
Le fil

Y’a comme une urgence
Ou un « déjà trop tard »
Comme une négligence
Un souvenir d’espoir
Un doute cloué
A la porte de la grange
Pour conjurer le sort
D’un départ
Du départ


Camaret
21/08/10 sur les sculptures de Laurence

Midi-Libre Juin 2010
ARTE Nîmes 2009
Après des années d’une verve sculpturale hiératique qui dérangeait souvent par l’aspect équarri de ses longues silhouettes, telles des squelettes redressés où s’accrochaient encore des lambeaux de suaire, Laurence Pecquet a quelque peu revisité ses personnages si discutés.
Elle travaille toujours un plâtre brut et sans apprêt sur une armature métallique, dans l’insouciant dédain de plaire par un esthétisme convenu. Mais elle couvre aujourd’hui le scandale de leur anatomie décharnée de capes et de manteaux susceptibles de nous les rendre plus fréquentables. Il reste, sous la trame des tissus plâtrés, eux aussi, dans l’élégant mouvement de plissés et de tombés dignes d’un habile couturier, l’ancienne et terrible impudeur des premières œuvres, comme Klimt peignait d’abord des corps nus avant de les parer d’atours chamarrés. Nulle chaire satisfaite ne palpite sous le jeté des drapés. Les grandes figures solitaires se lèvent toujours, inébranlables face au monde, à l’instar des poètes ou de leurs ombres recluses, quoiqu’ indétrônables.
Je ne saurais prédire que le travail actuel de Laurence Pecquet, en pleine phase de transition, inspire moins qu’avant le malaise. Ce dont je suis certaine, c’est que l’imaginaire, lui, vit bel et bien dans ces cris muets et que l’Art n’est pas là pour séduire ni rassurer.

Martine Bergé
Midi Libre Mai 2008
Midi-Libre Juillet 2007
La Marseillaise Septembre 2002
Jean Paul Gonzenbabh
ArtAlès septembre 1999
Cette rectitude
Qui n'a pas l'habitude
De l'altitude
Fragile attente
De l'amante
Fragile espérance
D'être
" Florence" Pecquet
Nous entraine ailleurs de nous-même
Vers des étoiles peintes de plâtre
Et de rubans que le vent égraine
Comme                        une trêve.